20 janvier 2010. Consommer mais mieux


L’année 2008 aura été une année de transition, essentiellement marquée par les fluctuations économiques qui ont mené à la débâcle financière du mois de septembre.
Après une année d’inquiétude durant laquelle les Occidentaux ont pris conscience de la fragilité de leur système économique, après les hausses continues subies par le baril de pétrole et les baisses régulières subies par la monnaie américaine, les premiers signe d’essoufflement de la consommation de loisirs se sont fait sentir dès les vacances d’été.
Inquiètes dans une conjoncture instable, les catégories sociales les plus fragiles ont préféré opter pour des vacances, plus proches, un peu moins longues et, pour des économies en matière de
restauration, loisirs, sorties…
Les signes de décroissance ont commencé à se multiplier pour triompher en fin d’année, au moment de Noël, avec des baisses conséquentes des dépenses que le succès des vacances aux sports d’hiver n’ont pas réussi à masquer.
Dès la fin de l’année, le luxe s’est mis également à battre de l’aile, touchant les nouveaux millionnaires issus des marchés émergents.
Insensiblement, le basculement du monde d’Ouest en Est s’est précisé, avec l’effondrement du système financier américain suivi par les chutes boursières européennes.
Dès l’été, l’Espagne touchée par la crise immobilière a enregistré un demi million de chômeurs supplémentaires et vu la consommation commencer à s’effondrer. Le Royaume Uni longtemps invincible a
du également se plier à la dure réalité de ses mauvaises performances, et la France n’a pas été épargnée.
Dans ce contexte accablant, seul l’élection du nouveau président américain a redonné espoir à une partie du monde occidental sous le choc, qui a repris à son compte le nouveau cri d’espoir nord
américain :
le « Yes, we can ! »
Dans ce contexte, on retiendra surtout l’avénement et la prolifération :
- des gestes anti-gaspillage
- des réflexes d’économie
- des envies de consommation simple,
dont la principale vertu consiste à aller de pair avec les gestes écologiques de base.
2008 marque résolument l’entrée dans une ère totalement nouvelle où consommation n’est plus synonyme de qualité de vie, où la plus grande partie de la société se recentre sur l’individu, son
corps, son esprit et des valeurs immatérielles considérées comme plus sûres.
2008, c’est l’entrée dans l’« hypermodernité » d’un monde plus sage, plus prudent, plus confiant dans ses intuitions que dans celles que lui a dictées le système économique dans lequel il
vivait.
Plus raisonnable et plus critique, le voyageur n’en est pas moins hédoniste et plus que jamais en quête de petits plaisirs.
Plus que jamais à l’affût des bons plans, il joue à fond sur la débrouille pour pouvoir s’offrir ce qu’il continue de considérer comme un besoin absolu : les loisirs, le temps libre, l’évasion…
après des périodes de « cocooning » dans son intérieur où il se met à l’abri de l’adversité ambiante et surtout des dépenses inutiles !

