Jeudi 8 octobre 2009
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Cinquante ans de consommation et aprés...
Numéro 118. Octobre 2009
A l’heure où tout le monde a les yeux fixés sur la consommation des ménages, le bilan de 50 ans de
consommation en France, dressé par l’INSEE, n’est pas inutile.
En un demi-siècle, les Français ont bel et bien multiplié leur consommation par trois. Une progression due à l’élévation constante du niveau de vie. Mais, depuis les Trente Glorieuses qui ont vu
exploser une consommation de masse, caractérisée par l’acquisition de biens d’équipements, la progression de nos achats ne s’est pas faite de façon linéaire. Elle a plutôt eu tendance à connaître
des périodes moins dynamiques liées aux différentes crises économiques…
Cela dit, la progression du niveau de vie a été de pair avec une diminution de la part des dépenses liées à l’alimentation qui est passée de 38% dans les années 60, à 25% aujourd’hui. La part de
l’habillement a aussi baissé de 14 à 9%. A l’inverse, les budgets logement et transport ont augmenté passant pour le premier de 16 à 19% et pour le second de 11 à 18%. Quant aux budgets reflétant
eux aussi un progrès, comme la santé et les loisirs et la culture, ils enregistrent des hausses notables, passant pour le premier de 2 à 4%. Et, pour le second de 10 à 16% !
Tout va bien apparemment, la France est sortie du tout alimentaire , bien que les ménages les plus modestes continuent de consacrer à ce poste une part importante de leurs deniers.
Et, nous serions bien entrés dans cette civilisation des loisirs où la part accordée aux dépenses non essentielle enregistre des performances régulières ! Seul bémol : le calcul du poste loisirs
est basé sur un amalgame de produits éclectiques, parmi lesquels les téléphones voisinent avec les équipements de camping ou de plongée. Il a donc été impossible d’établir un calcul du budget
vacances.
Ce qui aurait été bien utile !
Quant aux autres pays européens avec lesquels l’Insee a effectué des comparaisons, ils ont suivi les mêmes évolutions que nous, mis à part les derniers pays entrants comme la Roumanie et la
Bulgarie !
Mais, il n’empêche qu’avec la menace omniprésente du chômage qui a toujours pesé sur notre société, depuis une bonne trentaine d’années, les Français continuent d’avoir le moral en berne et d’être
minés par la crainte de la précarité. Le sentiment de déclassement s’est aussi propagé à des couches plus vastes de la société. D’où le refus des dépenses jugées inutiles comme les grands voyages …
Hédonistes, les Français ? Pas si sûr !
Lire : Cinquante ans de consommation en France. Insee-références. Edition 2009
VEILLE-MARCHÉS
• Quel futur pour le tourisme de groupes ?
La question de la survie du tourisme de groupes revient avec anxiété hanter les débats sur l’avenir du secteur. Cette forme de tourisme à l’image relativement désuète va-t-elle survivre à la
crise du collectif et à la montée en puissance de la demande de services à la carte et sur mesure ? A quelles conditions ? Pour quel type de clientèles ? A quel prix ? Sur quelles destinations
?
Pour en savoir plus, le cabinet Protourisme dans le cadre du Map-Pro, a mené une vaste enquête. Mais, celle-ci n’éclaire que le marché français, en attendant l’an prochain de pouvoir étudier
quelques marchés étrangers visitant l’Hexagone !
• La clientèle des agences a changé : quoi de plus normal !
Les agences de voyages distributrices ont-elles du souci à se faire ? Si l’on en croit les chiffres, leur nombre reste relativement stable : autour de 5000 points de vente ! Le raz de marée des
agences en ligne n’a donc pas encore emporté, en France comme aux USA, ces commerces historiques ?
Pourtant, la clientèle change et n’en finit pas de modifier ses comportements en matière d’achat et d’information. Une évidence confirmée par une étude en ligne réalisée par
Raffour-Interactif réalisée auprès des agents de voyages français.
VEILLE TENDANCES
• Le « care » ou le souci de l’autre : effet de mode ou tendance lourde ?
Peu à peu, la vague enfle et infiltre non seulement les médias mais les laboratoires de recherche et une partie de l’économie. Le « care », principe vieux comme l’humanité est en train de devenir
un commerce utile répondant à des besoins courants et une attitude de générosité naturelle, vis à vis des autres.
L’industrie touristique française semble toujours hors de la course. Alors que tout reste à faire dans ce domaine.
• Régression : des indicateurs à la hausse
Le moral et les difficultés financières des Européens ont été sondées à travers une étude réalisée par Ipsos sur quatre populations témoins dans l’Union européenne. Selon cette étude, plus de 7
Européens sur 10 ont le sentiment que la précarité est en hausse dans leurs pays, et dans l’Union. En tête des pays les plus inquiets : La France.
VEILLE STRATÉGIES
• Les grands débats qui animent le monde -2 fiches-
Pendant que, dans de nombreuses entreprises touristiques, on a les yeux fixés sur l’économie afin de traverser le mieux possible les temps de crise, de nombreux chercheurs, sociologues,
scientifiques… scrutent les moindres recoins du changement. A charge pour eux de mieux comprendre les mécanismes qui bouleverseront à terme la société.
A partir d’ouvrages, conférences, forums, débats, sites internet, nous avons dressé une liste non exhaustive des grands débats de ce temps, dont les problématiques touchent de prés ou de loin
le tourisme.
• Les dragons de la Méditerranée : cap sur 2020
Contre vents et marées, le secteur touristique est destiné à se développer. Les destinations méditerranéennes surtout, pour qui le tourisme constitue une manne, sont en train de fourbir leurs armes
pour multiplier leurs arrivées internationales. Leurs perspectives de développement particulièrement ambitieuses pourraient bien complètement dénaturer l’économie, l’environnement et la culture de
ces pays !
VEILLE PRODUITS
• Sauver la nuit : une mission d’intérêt touristique
A trop faire la promotion d’un tourisme diurne vantant sites culturels ou naturels, on en oublie la nuit ! Notamment en France. Or, une partie de la clientèle touristique a besoin de faire du
tourisme à plein temps et de profiter tout autant de la vie nocturne que diurne. Fuyant vers l’Espagne, Londres ou Berlin… elle constitue autant de clientèle perdue par le tourisme français qui
essaie tant bien que mal de réagir. Un défi urgent à relever.
• La révolution lente du vélo : un rapport exhaustif fait le point
Avec une image de plus en plus pimpante, le vélo a réinvesti les habitudes des Français. Mais, malgré des progrès évidents, la France reste mal placée dans le domaine du deux roues. L’atout santé
conjugué à l’atout « écolo-économique » et touristique parviendront-t-ils à lui faire gagner des places ? Une étude majeure publiée par Atout France fait le point sur toutes les facettes de ce
produit.
Par Josette SICSIC
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Publié dans : Editorial
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