Lundi 23 mars 2009
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On se rassure...
Mars 2009. Numéro 112
Bien que les indicateurs ne soient pas à la hausse et marquent dans pratiquement tous les secteurs, un net recul, les professionnels du tourisme se
consolent comme ils le peuvent.
D’une part, certains chiffres sont moins alarmants que prévu : c’est le cas de ceux diffusés par exemple par Afat Voyages qui, malgré des baisses de l’ordre de 16 à 20% sur le début d’année par
rapport à 2008, et un retard de 15% à la mi mars, considère comme positifs les succès de Look et Marmara qui ont affiché des hausses de 17% sur ces quatre mois, du Club Méditerranée qui
affiche plus 5% tandis que l’Australie connaît une embellie de 17%.
D’autre part, et surtout, pour se rassurer, on croit dur comme fer aux achats de dernière minute dans la mesure où quasiment toutes les enquêtes confirment une très forte envie de vacances comme
antidote à la morosité ambiante. Entre réalité des chiffres et espoir des prévisions, on préfère donc pour le moment, pencher pour l’espoir de lendemains qui chantent grâce à quelques données
encourageantes.
Mais, parviendra t-on à conjurer le mauvais sort à coups de prévisions optimistes ? Certes, tout le monde y met su sien et l’on ne peut pas accuser le secteur des vacances de manque de
réactivité. Partout, en France et sur l’étranger, l’on consent des rabais, on lance des promotions, des enchères, des soldes… Et, plus que jamais, les tarifs de toute évidence sont à la baisse.
Mais, cela va-t-il suffire ? La dernière note de conjoncture de l’Insee voit la crise s’accélérer et détruire plus vite que prévu quelque 400 000 emplois ! Des phénomènes concrets pour des milliers
de ménages qui devront composer avec des situations douloureuses et n’auront sans doute pas le cœur aux vacances.
A y regarder de plus prés, les enquêtes plus générales sur les loisirs ont également beau indiquer que l’aspiration à se divertir est bien là, on n’en rogne pas moins sur tous les menus plaisirs
dépensiers. Et le Baromètre d’Opodo est formel : l’érosion des départs depuis 6 ans est régulière. La crise est donc plus structurelle que conjoncturelle. En fait, seule la réalité pourra livrer
des chiffres exacts et infirmer ou confirmer l’espoir des Français de sauver leurs vacances. Et pour cela, nous n’avons plus qu’à attendre l’été.
Sommaire N°112
MARCHÉS
• Les « Digital natives » qui sont-ils ?
Né au début du troisième millénaire, le terme de « digital native » est devenu d’autant plus courant que la génération qu’il représente est de plus en plus nombreuse. Mais qui sont et que seront
ces individus nés à l’ère digitale sur lesquels les observateurs de tout genre se penchent avec de plus en plus d’intérêt, afin de sonder le futur ? Mieux vaut d’ores et déjà tenter de le
comprendre pour appréhender l’avenir dans les meilleures conditions.
COMPORTEMENTS
• La consommation des Européens vue par l’Observatoire de Cetelem
Tous les ans, depuis 20 ans, l’Observatoire de Cetelem se penche sur les habitudes de consommation des Européens, et notamment des Français. Cette année, ce sont les populations de 13 pays dont la
Russie qui ont été interrogés sur leurs nouvelles façons de consommer face à la crise. Réalisées dés le mois de décembre 2008, ces enquêtes donnent une idée plutôt juste de l’humeur des Européens
et de la situation de leur pays.
• L’embellie n’est pas pour demain : selon le Baromètre d’Opodo
Prédire ce que sera l’avenir des départs en vacances est devenu une nouvelle sorte de « sport de combat » à laquelle les prévisionnistes s’adonnent avec entrain. Mais, de tous les baromètres
existant aujourd’hui sur le marché, celui réalisé par le cabinet Raffour Interactif, pour le compte d’Opodo, est sans doute l’un des plus fiables. Très fouillé, foisonnant de questions, alliant
enquêtes qualitative et quantitative réalisée en face à face à domicile, ce baromètre réalisé depuis 2003, est une mine d’informations. Sa septième édition vient d’être présentée à la presse. En
voici, les principaux enseignements.
MARKETING
• Les nouveaux paradigmes à l’aune de la crise
En temps de crise, les professionnels du marketing ne cessent de le répéter : il faut du changement, donc de l’innovation. Un artifice pour relancer la consommation concernant tous les secteurs. Y
compris celui du tourisme, qui en profite pour recomposer le paysage mental des vacances et l’articuler autour de deux paradigmes dominants : le ressourcement lors d’un voyage thérapie pour les
bourses les plus favorisées, les bas prix pour les autres !
PRODUITS
• Ce que seniors veulent : quel habitat ?
Régulièrement évoqués, les sujets consacrés à la population senior sont récurrents. D’une étude à l’autre, on affine la réflexion et l’on tente de mieux comprendre la complexité d’une tranche d’âge
étalée sur plus de 30 ans qui compte des jeunes membres encore ouverts à l’aventure et d’autres plus âgés en quête de sérénité. Grâce à une nouvelle étude réalisée par Ipsos pour le compte du
magazine Pleine Vie, nous revenons sur ce sujet dont nous n’avons pas fini de reparler !
SOCIOLOGIE
• Les phénomènes d’imitation : Marketing, économie ou anthropologie ?
En une période de changement comme celle que nous connaissons aujourd’hui, les comportements et les pratiques des uns et des autres se modifient. Est-ce la preuve de l’imagination débordante de nos
contemporains ou simplement une tentative désespérée d’adaptation à une autre configuration du monde ? Une question complexe qui pose une nouvelle fois le problème des phénomènes d’imitation,
appelés aussi phénomènes de modes ou de tendances. Analyse.
DEBAT
• La manie des chiffres : de l’information à la désinformation
Dans un secteur comme le secteur touristique qui a longtemps cruellement manqué de statistiques fiables, les sondages sont désormais légions. Réalisés le plus souvent sur internet, et sur des
échantillons d’individus approximativement représentatifs de la population française, beaucoup de ces sondages sont devenus la nouvelle coqueluche des médias qui en inondent leurs colonnes et, par
la même occasion, inondent l’esprit des Français de données de toutes sortes, dont certaines n’ont aucune valeur statistique… Plus que les sondeurs, n’est ce pas la presse qu’il convient
d’incriminer ?
Par Josette SICSIC
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Publié dans : Editorial
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