« La terre est inquiète ? »
Il est arrivé à l’actualité d’être chaotique. Mais, à ce point ? Derrière le nuage de particules nucléaires enveloppant la péninsule japonaise, c’est en effet la Libye que l’on assassine et le printemps des pays arabes qui lentement se consume dans la répression. Que deviendront les révolutions du Bahreïn, du Yémen, de Jordanie ? Quant à la Tunisie et Egypte, connaîtront-elles des lendemains qui chantent ? Heureusement, le Maroc a pris les devants et sauvé au moins pour un temps, les apparences, en décidant une réforme constitutionnelle, de parade ou réelle ?
Dés la fin du millénaire, malgré l’embellie économique liée à la bulle internet, il était pourtant évident que le monde avait basculé dans une nouvelle ère où les risques liés au terrorisme et aux catastrophes climatiques allaient s’accumuler. N’étions nous pas entrés dans le vingt et unième siècle avec une tempête en France et des attentats au cœur de Manhattan ?
Depuis, de tsunamis en cyclones, de sécheresses en inondations dramatiques comme celles toutes récentes qui ont ravagé l’Australie, de guérillas en attentats et en révoltes, comme en Côte d’Ivoire ou en Russie, de crises économiques en krachs financiers, la terre est parcourue de mini et de maxi séismes de toutes sortes dont les ondes se répercutent à toute vitesse dans tous les cerveaux via Internet. Jamais, l’aile du papillon n’a aussi bien fonctionné et ce n’est pas demain que les frontières l’arrêteront !
En tête des industries les plus vulnérables de par son étendue et sa fonction, l’industrie touristique encaisse les coups, les uns après les autres.
Comme un boxeur sur un ring, les voyagistes évitent le K.O en annulant, rapatriant, fermant des destinations sinistrées et en ouvrant d’autres à la va-vite ! Transformée en métier de funambule, leur profession se montre plus réactive qu’elle n’en avait l’air, mais à quel prix ? A l’heure qu’il est, malgré les bilans positifs pour l’année 2010, l’opinion n’est guère très optimiste, les voyagistes non plus.
Et, il se pourrait bien que l’on se résigne à pratiquer un tourisme de « bunkérisation » au plus prés de chez soi, pour éviter les attaques de plus en plus imprévisibles d’une « terre inquiète » comme disait le poète antillais Edouard Glissant, sans véritablement trancher sur le sens réel attribué à ce mot : la terre inquiète-t-elle l’humanité ? Ou est-elle simplement inquiète ? Dans ce titre, le poète, comme tous les poètes, n’avait-il pas pressenti les drames à venir ?
En tous les cas, certains se disent optimistes et créent un site www.tousoptimistes. com
SOMMAIRE
VEILLE-CONJONCTURE
• Tourisme international : bilan et perspectives
Lors du dernier salon international du tourisme à Berlin, un important rapport a tenté de faire le point sur le tourisme international en 2010. Œuvre des instituts IPK et Travel Monitor, ce rapport esquisse également des pronostics pour 2011, très différenciés selon les continents. En voici un résumé.
• Le ciel ne se porte pas si mal : une évolution régulière et sûre
Bien que minoritaire, le transport aérien demeure un indicateur irremplaçable de la santé de l’économie et du tourisme international. En France, les derniers résultats de l’activité aéroportuaire en disent également long sur le trafic national présent et futur tandis que le modèle low-cost n’en finit pas de gagner du terrain. Regards sur quelques phénomènes marquants…
VEILLE-STRATEGIES
• Contrer le marketing de la peur : sécuriser et dynamiser
Dés la fin du siècle dernier, de nouvelles peurs gagnaient le « mainstream » et contribuaient à faire de la sécurité l’une des principales préoccupations de nos sociétés. En ce début d’année 2011, inutile de revenir sur la liste interminable des craintes qui minent le moral de nos compatriotes et d’une grande partie des Européens. Une idéologie de la peur s’installe, un marketing aussi. Mais, la résistance s’organise !
• Des régions en quête d’un nouvel état d’esprit : Bourgogne et Bretagne communiquent
A l’heure où les régions françaises cherchent à s’attirer les faveurs des visiteurs franciliens, leurs campagnes publicitaires se donnent un nouveau ton. Pour l’exemple, nous avons choisi deux nouvelles campagnes, celle de la Bretagne et celle de la Bourgogne qui chacune, surfe sur de nouveaux comportements et surtout sur la mise en scène de nouvelles attitudes.
VEILLE-COMPORTEMENTS
• Les pratiques de distinction en pleine réinvention
Rite social, pratique bourgeoise, le tourisme s’est aujourd’hui démocratisé. Une révolution bienvenue. Mais, l’immensité de l’offre touristique et la dérégulation des prix ne sont-elles pas en train de bouleverser les hiérarchies traditionnelles et de dicter de nouveaux codes ?
• Des départs à l’économie : partir plus et dépenser moins ?
A quelques mois des vacances de printemps et d’été, la thématique des départs en vacances, redevient récurrente. D’autant que nul ne sait exactement si la crise économique est terminée ou encore à l’œuvre. Bien qu’il soit difficile d’anticiper avec précision des pratiques dont on sait qu’elles peuvent être entravées par des événements de dernière minute de plus en plus pénalisants pour l’industrie touristique, quelques tendances lourdes se renforcent.
• La connexion permanente : « Lost no longer » !
L’explosion des Smartphones est indiscutablement en train de modifier les comportements humains dans leur ensemble. Mais, ces connexions permanentes dont une partie sont destinées à améliorer le quotidien du touriste, ne lui ravissent-elles pas par la même occasion la part la plus belle de son voyage : la découverte et l’aventure !
VEILLE-PRODUITS
Randonnée : un recyclage permanent. Donc, un avenir assuré
La 27 éme édition du salon : Destination nature, consacré à la randonnée sous toutes ses formes, reste un salon à la fois sympathique, dynamique et instructif. Fréquenté par des opérateurs de petites tailles mais compétents, passionnés, et particulièrement à la page en matière de production, ce salon offre un reflet exact d’une pratique qui ne fera que poursuivre son irrésistible ascension. La randonnée a su en effet demeurer authentique tout en épousant l’air du temps et en respectant les fondamentaux de l’humanité !





