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Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 16:32

 

 

le-bonheur

 

"La sobriété heureuse"

Numéro 130. Novembre 2010

 

 

Cette expression relevée dans le dernier ouvrage coécrit par Edgar Morin et Patrick Viveret, intitulé « Comment vivre en temps de crise », pourrait bien faire florès. A l’heure où la zone euro est de plus en plus chahutée, et que la sortie de crise demeure une illusion collective, il est clair que nos pays n’ont plus d’autre choix que de faire contre mauvaise fortune bon cœur.
 

Sans pour autant devenir décroissants, et cesser totalement de consommer, nous n’avons plus qu’à rationnaliser nos achats et à lutter contre le gaspillage. Une injonction acceptable et en partie acceptée dans la mesure où celle-ci a été moulée dans les habits du développement durable.
 

Mais, la responsabilité écologique seule ne suffisant pas à justifier des restrictions, plusieurs rapports dont le rapport Stiglitz, ont démontré que l’argent ne faisait pas le bonheur, dépassé un certain revenu.

 

Si bien que, pour convaincre nos concitoyens de l’avénement d’une nouvelle ère, il semble bien que ce soit du côté de la philosophie que provienne l’offensive la plus insidieuse. En effet, n’avez vous par remarqué que d’un magazine à l’autre, les rédactions s’entendent à redécouvrir la sagesse des philosophes antiques et de ceux des Lumières ?

 

D’Epicure à Jean Jacques Rousseau, on célèbre l’art de vivre sobrement, loin des excès et de la débauche liés à l’accumulation de richesses. Bouddha aussi est convoqué à la barre des illustres avocats d’une vie simple, passant par « la voie du milieu », donc par celle qui invite à résister aux désirs inutiles et à trouver l’harmonie dans la mesure et l’équilibre. 
Faisant du Jardin d’Epicure l’eldorado dans lequel nous sommes tous conviés à lutter contre les extravagances du matérialisme, en satisfaisant nos désirs « nécessaires et essentiels » comme la faim, la soif ou le sommeil, au détriment des désirs non nécessaires et non essentiels que sont l’accumulation de richesses, les essayistes et les journalistes semblent avoir choisi une nouvelle plaidoirie qui, affublée des oripeaux de la mode, de la tendance, du « boboisme » rend plus aimable l’atmosphère de faillite dans laquelle nous sommes désormais contraints de vivre.

 

Encore une preuve : le numéro spécial de Courrier international : « Vivre léger » ou un article du journal Le Parisien, rappelant que « l’argent ne fait pas le bonheur » à propos de la parution du Portrait social de la France de l’Insee… Et, ce n’est probablement qu’un début !

 

Sommaire N°130
 
Veille-comportements


Le grand bazar du bien-être : Nouvelle offre, nouveaux clients -2 fiches-
En matière de bien-être, l’offre n’en finit pas de se démultiplier. A raison. Car les adeptes représentent un marché non seulement de plus en plus vaste mais également de plus en plus hétérogène, dont les aspirations dépassent le contenu sémantique et touristique originels du concept. Valeur montante dans la palette du bien-être, la beauté, le bio, mais aussi le bonheur tout simplement !

Les enfants sous influence : activités culturelles et gouvernances familiales

Si l’école continue d’exercer une influence déterminante en matière d’acquisition de connaissances, la famille constitue toujours, surtout pour les enfants les plus jeunes, un médiateur important notamment en matière d’activités extra scolaires, de type artistique ou sportif.
Mais, le filtre familial dépend de la composition de la famille et du genre de gouvernance établie par les parents. Pour éclairer les acteurs du tourisme, nous avons analysé les caractéristiques comportementales des parents vis à vis de leurs enfants. Elles permettront de leur confirmer, si besoin en était, que, malgré de points communs générationnels, tous les enfants ne sont pas logés à la même enseigne quand il s’agit d’aborder des sorties culturelles, hors école.

L’homo-turisticus et sa complexité : de la nécessité de l’étudier de prés

S’adapter à des comportements généraux, c’est bien ! S’adapter à des comportements pluriels, finement observés et analysés, c’est tellement mieux. A l’heure où les comportements s’individualisent, le secteur touristique ne peut plus fonctionner sur des idées reçues !

Veille-produits


Les nouvelles nuits : l’offre touristique nocturne en mutation
Depuis que Paris a réalisé qu’elle était devancée par des capitales comme Barcelone Londres, Berlin… Rien ne va plus dans le landerneau de la nuit et dans celui du tourisme de la capitale. Car, la nuit constitue une offre indissociable du tourisme diurne. Mais, au royaume des ombres, des mutations importantes sont  à l’œuvre qu’il s’agit de comprendre avant d’en faire la promotion…


Veille-prospective
 

Des journaux sans journalistes ? Fin annoncée de la presse touristique
Malgré le malaise structurel dont la presse papier est victime, on voit apparaître régulièrement de nouveaux magazines de voyages. D’une facture élégante voire luxueuse, ces magazines témoignent-ils de la vitalité du secteur touristique ou du contraire ? Dans un monde en plein bouleversement, la deuxième hypothèse est à envisager… Qu’en sera-t-il donc de l’information touristique ? 

Veille-marchés


Le tourisme européen en mouvement ? Entre stabilité et nouveauté -2 fiches-
Il n’est jamais inutile de refaire le point sur les déplacements de nos compatriotes et des Européens. A l’heure où Eurostat et l’OMT publient leurs dernières données, et que la France publie « les Chiffres clés du tourisme », l’exercice permet de remettre les pendules à l’heure et de freiner les discours inflationnistes ou alarmistes que l’on entend ici et là. Lesquels finissent par mal s’orienter et l’opinion et les professionnels eux-mêmes !

 

Par Josette SICSIC - Publié dans : Editorial
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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 18:32

  UN MONDE EN QUÊTE DE RÉENCHANTEMENT 

 

 

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Numéro 128-129. Octobre 2010

 

 

 Les lendemains qui chantent ne sont pas pour aujourd’hui ! A en croire le spectacle de la rue, ce monde ne tourne pas dans le bon sens. Plus chanceux que les autres, quelques touristes ont heureusement le privilège de pouvoir profiter des coins les plus exceptionnels de la planète. Attirés par les promotions d’arrière saison, ils jouent les « sun-breakers » avec d’autant plus de facilité qu’on leur assure désormais même le soleil !

 

A une époque perçue comme difficile par une grande majorité des Occidentaux, le secteur touristique est paradoxalement capable de sécuriser ses clients sur tous les plans : le prix, la qualité et même la météo !
Cela lui suffira-t-il pour s’en sortir, à l’heure où les analystes ont des doutes quant à une réelle reprise ? Rien n’est moins sûr.

 

Combinant technologies, principes de précaution et autres astuces commerciales, ce secteur se sent redevable de plus… Mais de quoi ? D’un colloque à l’autre, de réunions en réunions, le diktat de l’innovation figure dans tous les programmes. La dernière Université d’été du tourisme rural qui s’est déroulée dans l’Ain, n’a pas dérogé à la règle. A la campagne comme ailleurs, il convient d’habiller de neuf les équipements, les animations, les stratégies de communication et de commercialisation, imitant en cela quelques initiatives locales qui ont bel et bien démontré le dynamisme régnant dans ce secteur hétérogène dont l’avenir est loin d’être entièrement prévisible.

 

Tiraillée par des villes au destin hésitant et une agriculture en quête de renouveau, la campagne ne constitue pas le territoire le plus facile à développer. Pourtant, elle est le territoire où les projets quelle qu’en soit la taille, ont le plus de chance de trouver la place de se construire et d’aboutir. Porteur de valeurs essentielles, la campagne est en effet passible de réenchantement.

 

Un réenchantement séculaire chanté par les poètes grecs comme les philosophes des Lumières : Horace, l’auteur du fameux Carpe diem n’écrivait-il pas : « Ô campagne, quand te verrai-je ? Quand pourrai-je lire mes vieux auteurs, dormant, me reposant de cette vie agitée ? » alors que Rousseau, après avoir vendu sa montre, choisit de se décharger du fardeau de la ponctualité pour aller rêver dans la nature en promeneur solitaire… Précèdent l’exemple de toute une génération d’écrivains américains en guerre comme la société industrielle naissante et ses ravages sur la nature… Innover donc, réenchanter aussi… Mais, en évitant la technocratie et les modèles fournis par d’autres territoires !

 

SOMMAIRE NUMÉRO 128-129

 

Veille-tendances
 

• Danger voyages !  Les garanties à tout prix

 

Est-il bien raisonnable de sécuriser à ce point le touriste alors que les impondérables et l’aventure sont inscrits dans les gènes du voyage ? Par les temps qui courent, les garanties se multiplient… Un signe des temps mais qui n’est probablement pas un très bon signe !

Veille-comportements


• Deux ans après la crise : Les nouvelles postures

 

La crise a t’elle modifié de façon durable ou pas les comportements des Européens ? Et celui des touristes ? Après deux ans de mal de mer, alors que la reprise peine, la société démontre une fois de plus ses formidables capacités à s’adapter au changement.

 

• Les mobinautes sur la sellette : Les effets pervers du smartphone

 

Si les opérateurs de téléphonie se frottent les mains devant l’amplification du marché des téléphones « intelligents », il n’est pas certain que cette nouvelle performance de la technologie soit exempte d’effets pervers. C’est même tout le contraire. Quant aux touristes, ils sont à la fois les victimes et les bénéficiaires de cet engouement ! Comment ?

 

• Destinations et enseignements comportementaux : Les constantes se maintiennent

 

Il va de soi que les temps ont changé au royaume des voyagistes et de leurs distributeurs : des glissements s’opèrent, des destinations et des formules vivent et meurent. Révélateurs d’un marketing de l’offre, ces changements révèlent aussi en filigrane les fondamentaux des attentes des voyageurs… Lesquelles sont finalement plutôt constantes !

Veille-marchés

 

• Générations + de 50 ans : Rebelles et complexes

D’une étude à l’autre, les plus de cinquante ans qui constituent un sujet de recherche récurrent, confirment leurs spécificités et en dévoilent de nouvelles.
Le premier baromètre Vauban-Humanis/ Harris Interactive d’une part et l’enquête CSA pour Pleine Vie consacrée entièrement aux femmes de soixante ans, éclaircissent le portrait d’une génération complexe, rebelle, défiant les codes…


Veille-stratégies

 
• Les mots pour le dire : le vocabulaire touristique à l’épreuve de sa médiocrité

 

Les mots importent bien plus qu’on ne le croit. Premiers vecteurs d’une représentation, ce sont eux qui donnent à un produit sa séduction. Et pourtant, le vocabulaire touristique ne fait pas toujours rêver. Faute d’avoir été pris en considération et peaufiné, il se contente d’approximations et de termes empruntés à d’autres univers sémantiques. Comme si les mots comptaient moins que les images !

 

• Exotisme et nature : une terminologie délicate


Que veulent dire exactement ces deux mots utilisés à tort et à travers dans le langage touristique ? La parole aux linguistes…

Veille-produits
 

• Une campagne en devenir : Les scénarii du futur -2 fiches-

 

Espace encore disponible dont la population ne diminue plus mais au contraire augmente, l’espace rural n’a pas encore dit son dernier mot quant à son avenir. Le tourisme vert non plus. D’autant que les paramètres qui les formateront font partie des grandes inconnues des décennies à venir...


Par Josette SICSIC - Publié dans : Editorial
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TENDANCES ET FUTUR

UN OBSERVATOIRE SOCIÉTAL AU SERVICE DE L'INNOVATION TOURISTIQUE

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 Depuis 12 ans,Touriscopie décrypte les changements sociétaux et leurs implications sur les        pratiques, les comportements et les aspirations des clientèles touristiques : 
 jeunes, familles,enfants, seniors, femmes, solos, Français ou Occidentaux, Chinois, Indiens....

 

Ce travail d'analyse et de réflexion publié dans les pages d'un mensuel : Touriscopie, a pour   but de permettre à des acteurs du tourisme et des loisirs d'adapter leur offre et surtout d'innover, en limitant  les risques de faire fausse route...

Plus qu'un média,Touriscopie est donc un outil d'aide à la décision, capable d'anticiper les évolutions    d'un tourisme pluriel, hésitant plus que jamais entre goût de la démesure et quête de simplicité... entre les cottages de Center-parcs et les casinos de Singapour...

 

* Lisez : Un article de Josette Sicsic dans Amour et Tourisme :

un ouvrage collectif dirigé par C.Origet du Cluzeaux. Préface Yves Michaud.

Editions L'Harmattan.

AMOURS ET TOURISME 17 12 2012 AMOURS ET TOURISME

 

conf tourisme creatif ©adcep

 

* Lisez : Colloque Tourisme créatif 6 et 7décembre

*Ecoutez Josette Sicsic

sur France Culture : 26 juillet 2012

http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-d-ete-qui-paye-le-prix-du-low-cost-2012-07-26

*Retrouvez aussi la chronique mensuelle de Josette Sicsic sur : www.tourmag.com

*A lire ce mois-ci : Le Midi Libre.Une interview de J. Sicsic. Forum jeunes publics. Réseau Culturel Catalan

 • Une interview de Josette Sicsic dans l'Expansion. Octobre 2010


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